La symbolique est aussi présente sur le calvaire aujourd’hui oubliée mais qui pouvait s’interpréter comme des cryptogrammes à une époque où les gens ne savaient pas toujours lire. Bien sûr,
IHS le monogramme du Christ :
Iesus Hominum Salvator
(Jésus sauveur des hommes)
INRI l’abréviation de l’inscription :
Iesus Nazarenus Rex Iudaeorum
(Jésus de Nazareth, Roi des Juifs)
Que l’on retrouve sur la plupart des calvaires
Occasionnellement on peut noter la présence d’un cœur, symbole d’amour ou du Sacré-Cœur
Blargies : Calvaire de Redderies

De 2 cœurs jumelés, représentant ceux de Jésus et de Marie

Bacouel – Calvaire Vaconsin 1846
Du trèfle placé aux extrémités

Croissy sur Celle – « Calvaire « souvenir »
D’une tête de mort, symbole de tout ce qui est vain et…
Que l’homme cherche jusqu’à la mort
Thieux : Calvaire de la rue de la Ville


La Landelle : Calvaire Soulier
On pourrait aussi citer :
- les pommes de pin ou de cèdre qui symbolisent l’éternel retour à la vie,
- l’agneau qui représente Jésus immolé,
- la coquille saint Jacques qui marque le chemin de St. Jacques de Compostelle et bien d’autres motifs symboliques
Notons enfin la présence de la Vierge sur le fût des calvaires : elle marque son intercession entre Dieu et les hommes
En guise de conclusion
Beaucoup de calvaires disparaissent :
Pour certains, depuis fort longtemps, le seul témoignage qui en reste est la carte IGN ou des cartes d’ancien régime, dont les noms sont évocateurs : la croix bleue la croix rouge, la
croix blanche, la croix de fer, la vieille croix….
Des calvaires ont été réédifiés au même endroit et ont gardé le nom.
Plus récemment, des monographies, des journaux, des documents d’archive évoquent des calvaires qui n’existent plus…
De nos jours, nous voyons disparaître des calvaires par suite de vétusté, manque d’entretien ou accidentés (et il y a de plus en plus de calvaires victimes d’accident de la circulation !)
C’est pour limiter ces faits inexorables qu’a été créée notre association qui s’est donnée pour but la sensibilisation de tous pour la sauvegarde de ce petit patrimoine cultuel mais également d’en faire un point à un moment donné.
Les dossiers réalisés par commune sont déposés aux Archives Départementales de l’Oise et un ouvrage sur « les calvaires du Beauvaisis a été publié ».
Calvaires
Quand je vois un calvaire chaque fois je m’étonne,
Qu’il ait si fière allure, qu’à ce point il rayonne.
Plusieurs fois centenaires pour bon nombre d’entre eux,
Difficile à cet âge de se porter bien mieux.
Sur leurs socles de pierre dressés les bras en croix,
En dentelle de fer ou simplement de bois.
Certains monumentaux et d’autres insignifiants,
Mais d’égale valeur dans le cœur des croyants.
Ils sont dans nos chemins, tapis sous les ombrages,
Ou crânement campés à l’entrée des villages.
D’aucuns se signent encore en passant devant eux,
Quand d’autres les ignorent et détournent les yeux.
Comment peut-on rester à ce point insensible,
Devant un monument à l’aspect si paisible ?
Formons le vœu qu’ils soient sans cesse protégés,
En mémoire de ceux qui les ont érigés.
L’hiver les enjolive d’un fard artificiel,
Fait de neige et de givre, cadeau tombé du ciel.
L’été et son soleil les rend plus beaux encore,
Lorsque de ses rayons il les habille d’or.
Si les oiseaux s’y posent, ce n’est pas par mégarde,
Mais peut être plutôt pour y monter la garde,
Car, qui dit que les plumes des moineaux et mésanges
Ne dissimulent pas, tout simplement des anges.
Armand POT
